Overblog Tous les blogs Top blogs Tourisme, Lieux et Événements Tous les blogs Tourisme, Lieux et Événements
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Au fil du temps... ..Histoire de la commune de Tomblaine et du Maréchal Molitor (1770-1849)

Publicité

Jean-Charles Molitor, le Marchand face à la Révolution

 

Vivre et survivre à la fin d'un monde (1726 - 1800)

 

La vie de Jean-Charles Molitor, né le 5 mars 1726 à Hayange, s'inscrit dans une période charnière de l'Histoire. Il naît sujet du Duc de Lorraine, Léopold Ier, et meurt citoyen de la République française sous le Consulat de Napoléon Bonaparte. En 74 ans d'existence, il aura vu le Duché de Lorraine être rattaché à la France en 1766, assisté à l'apogée de la monarchie absolue sous Louis XV, puis à sa chute spectaculaire avec la Révolution de 1789. Son parcours est celui d'un homme qui a dû naviguer dans des eaux de plus en plus tumultueuses, s'adaptant à un monde qui changeait à une vitesse vertigineuse.

 

Contrairement à son père, Jean-Charles ne poursuit pas une carrière juridique. Il devient marchand. Dans le Hayange du XVIIIe siècle, cette profession est intimement liée à l'industrie du fer qui façonne la région. Un marchand pouvait commercer des grains, des tissus, mais aussi des produits liés à la sidérurgie, agissant comme un intermédiaire vital dans l'économie locale. C'est un métier qui demande du flair, un bon réseau et une capacité à

Jean-Charles Molitor,

le Marchand face à la Révolution

 

Vivre et survivre à la fin d'un monde (1726 - 1800)

 

La vie de Jean-Charles Molitor, né le 5 mars 1726 à Hayange, s'inscrit dans une période charnière de l'Histoire. Il naît sujet du Duc de Lorraine, Léopold Ier, et meurt citoyen de la République française sous le Consulat de Napoléon Bonaparte. En 74 ans d'existence, il aura vu le Duché de Lorraine être rattaché à la France en 1766, assisté à l'apogée de la monarchie absolue sous Louis XV, puis à sa chute spectaculaire avec la Révolution de 1789. Son parcours est celui d'un homme qui a dû naviguer dans des eaux de plus en plus tumultueuses, s'adaptant à un monde qui changeait à une vitesse vertigineuse.

 

Contrairement à son père, Jean-Charles ne poursuit pas une carrière juridique. Il devient marchand. Dans le Hayange du XVIIIe siècle, cette profession est intimement liée à l'industrie du fer qui façonne la région. Un marchand pouvait commercer des grains, des tissus, mais aussi des produits liés à la sidérurgie, agissant comme un intermédiaire vital dans l'économie locale. C'est un métier qui demande du flair, un bon réseau et une capacité à  gérer  les  risques.  Cette  voie  témoigne  peut-être  d'un  esprit  pragmatique,  tourné  vers  le commerce et l'économie en pleine expansion de cette fin de siècle.

Sa vie personnelle est, comme celle de son père, marquée par plusieurs unions et une nombreuse descendance, reflet d'une époque où la mort frappait souvent et où les familles se recomposaient. Le 28 septembre 1751, il se marie une première fois à Gannat, en Auvergne, loin de sa Lorraine natale, avec Anne Le Noir. Ce voyage et ce mariage dans une autre province suggèrent des réseaux commerciaux ou familiaux étendus. Après le décès d'Anne en 1767, il épouse en secondes noces Marie-Anne Poupart, le 19 janvier 1768 à Metz. Elle décédera à son tour prématurément en 1778. Enfin, à l'âge de 60 ans, il se marie  une troisième fois le 3 octobre 1786 à Hayange avec Marguerite Berry, beaucoup plus jeune que lui. Au total, les archives lui attribuent au moins treize enfants, dont beaucoup n'atteindront pas l'âge adulte.Les enfants documentés de Jean-Charles Molitor sont:

De son premier mariage avec Anne Le Noir :

Gilbert MOLITOR (né et décédé en décembre 1751). Il ne vit que six jours.

 

Catherine MOLITOR (née le 17 octobre 1752).

 

Marie-Marguerite MOLITOR (née en 1753, décédée en 1754).

 Elle meurt avant son premier anniversaire.

Christine-Adélaïde 1 MOLITOR (née en 1759, décédée en 1778). Elle meurt à 19 ans.

 

Geneviève MOLITOR (née en 1761, décédée en 1768). Elle s'éteint à 7 ans.

De son second mariage avec Marie-Anne Poupart :

Marie-Anne MOLITOR (née le 29 octobre 1768).

 

Gabriel-Jean-Joseph MOLITOR (né le 7 mars 1770). C'est lui qui, emporté par le souffle de la Révolution, connaîtra un destin hors du commun et portera le nom Molitor au sommet de la gloire militaire.

Christine-Adélaïde 2 MOLITOR (née le 24 avril 1771). Le prénom "Christine- Adélaïde" est redonné, une pratique courante pour honorer un enfant décédé.

Christine-Adélaïde 3 MOLITOR (née le 16 juillet 1773, décédée en 1843). Elle vivra

jusqu'à 70 ans.

 

Joseph MOLITOR (né en 1774, décédé en 1777). Il meurt à 2 ans et demi.

 

Jean Jacques (Charles) MOLITOR (né en 1776, décédé en 1777). Il ne vit qu'un an

De son troisième mariage avec Marguerite Berry :

 

Un enfant anonyme (né et décédé les 22 et 23 juillet 1787).

Antoinette-Adélaïde MOLITOR (née en 1788, décédée en 1861). Elle vivra jusqu'à 72 ans.

 

Jean-Charles a vécu la Révolution française non pas comme un acteur de premier plan, mais comme la majorité des Français : en la subissant et en s'y adaptant. Il a vu la fin des privilèges, la chute du roi, la proclamation de la République, et la Terreur. Il a dû naviguer dans une période de chaos économique et d'incertitude politique. C'est durant cette période que son fils, Gabriel-Jean-Joseph, alors âgé de 21 ans, s'engage comme volontaire dans le bataillon de la Moselle en 1791, un choix qui scellera son destin et celui de la famille.

 

Jean-Charles Molitor s'éteint le 3 juillet 1800 à Hayange. Il ferme les yeux sur un monde méconnaissable, laissant derrière lui une France dirigée par le Premier Consul Bonaparte. Il n'assistera pas à l'ascension fulgurante de son fils, mais il lui a transmis la vie et l'a vu s'engager sur la voie qui allait le rendre célèbre. C'est l'histoire de ce fils, Gabriel-Jean- Joseph, l'enfant de la Révolution devenu Maréchal d'Empire, que nous allons maintenant raconter.

 

Publicité
Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article